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Nouvelle taxe pour le transport aérien •

Un mauvais coup de plus porté aux compagnies aériennes françaises : une éco-contribution sur le transport aérien de 180 millions d’euros
 
Le Gouvernement fait le choix d’une écologie punitive qui tend à réserver le transport aérien aux plus riches. Il lui faudra en assumer les conséquences en termes économiques, et d’emplois.

Aujourd’hui le gouvernement nous annonce qu’une nouvelle taxe va être mise en place en 2020 sur tous les vols au départ de la France afin de contribuer à hauteur de 180 millions d'euros au financement des transports du quotidien
. C’est le choix du gouvernement français d’une écologie punitive qui tend à réserver le transport aérien aux plus riches.
 
Le gouvernent veut-il la mort du transport aérien français avec toujours plus de taxes contrairement à son engagement, pris par Mme la Ministre Borne et M. le Ministre d’Etat De Rugy, en juin dernier, d’instaurer une taxation européenne afin d’éviter des distorsions de concurrence intra-européenne trop importantes ?
 
Cette mesure inattendue souligne l’incohérence de la politique gouvernementale qui veut pourtant développer l’activité touristique et l’attractivité économique de notre pays.
 
Les Assises du transport aérien (21 mars 2018 - 8 mars 2019) avaient mis en exergue les difficultés du pavillon français où le poids des taxes, des redevances spécifiques au secteur et celui des charges sociales en France est bien supérieur à la moyenne européenne. Malgré les difficultés du secteur, le gouvernement instaure une nouvelle taxe de 180 millions d’euros qui sera payée essentiellement par les compagnies aériennes françaises. Ces dernières subiront cette nouvelle charge pour tous les vols au départ de leurs bases contrairement à leurs concurrents. L’utilisation des fonds ainsi collectés reste opaque et rien ne prouve que le bilan écologique global sera plus favorable à notre environnement.  
 
C’est la 2ème fois en un mois que le gouvernement français dirige des revenus provenant de l’aérien vers les mobilités du quotidien. La FNAM rappelle que la commission du Développement durable de l’Assemblée Nationale dans le cadre de la LOM a adopté l’amendement CD3269 de Bérangère ABBA qui prévoit l’affectation à l’agence de financement des infrastructures de transport de France – AFITF – du surplus de recettes de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, soit plus de 30 millions d’euros dirigés vers les mobilités du quotidien et non plus au Budget Annexe du Transport Aérien (BACEA).
 
Nous condamnons toute décision qui ne sait apporter qu’une nouvelle taxe comme solution aux problèmes d’environnement alors que le transport aérien s’est résolument engagé dans une démarche volontariste, portée par l’arrivée de nouvelles technologies et les engagements de compensation de son empreinte carbone (CORSIA). Les problèmes environnementaux ne se résoudront pas à l’échelle de la France mais de la planète, en incluant les zones à fort développement de trafic que sont l’Asie et l’Amérique du Nord. 

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